lundi 12 octobre 2009

Projection à venir

Tract d'un collectif au sujet des projections sauvages.

(version approuver en réunion du  14/10)

Vous êtes aujourd'hui conviés a une projection organisée par un collectif d'individus réunis par la volonté de proposer des activités organisées selon des principes auto-gestionnaires. Ce collectif vise à réunir  les différents acteurs de l'université autour de projets dit « culturels » dans une optique
politique. Ainsi à la différence de certaines associations étudiantes qui pensent leurs activités comme « apolitiques » nous proclamons ouvertement que chacune de nos apparitions publiques est politique et que, en cela, elles méritent d'être pensée comme tel.


Ces activités nous les voulons donc organisées de manière horizontal. Sans spécialistes car nous pensons que pour que tous puissent s'épanouir c'est à chacun d'endosser tour à tour tous les rôles. Sans chef car nous pensons que celui ci est un boulet à la libre expression du potentiel des individus et que de chacun peut faire émerger une partie de la solution. Auto-gestionnaire, ces
activités se posent en rupture d'un « ordre établie » et sont en ça Politique.

Il s'agit aussi ici de se rapproprier la culture, le « spectacle » et de la diffuser de manière libre. Faire de ces « œuvres » qui nous façonnent chaque jour un peu plus un objet qui soit notre, et se permettre de le façonner,  le commenter en direct avec vos voisins ou en débattre longuement tous ensemble. Ainsi on peut penser ne plus être qu'un « simple spectateur », même si, finalement, on ne fait que regarder le film et partir.

La réappropriation du cinéma, le médium choisi ici, a commencé dès 1913 avec la création de la coopérative Cinéma du Peuple à l'initiative du congrès de la Fédération Communiste-Anarchiste Révolutionnaire et n'a eu de cesse depuis sous la forme de ciné-clubs, de projections sauvages ou de partages de pairs à
pairs. Le milieu universitaire, pendant les cours ou en dehors, a toujours joué dans ce processus un rôle primordial, un espace d'échange et d'éducation populaire affranchi des lois se cachant derrière une fausse morale pour contraindre le libre échange des connaissances et des cultures.

Nous ne cèderont donc pas face aux tentatives de criminalisation de la libre diffusion des savoirs, qu'elles viennent du gouvernement par les lois Hadopi ou de l'administration de cette université, qui essaient de défendre une industrie qui court elle-même à sa perte: précarisation extrême d'une partie des intermittents en contrepartie des salaires exorbitant de quelques stars, oubliant le partage des richesses, création de multiplexes que seule peut rembourser la vente de pop-corn, le film, déjà réduit au statut de « bien » culturel devenant ainsi un accessoire poussant à la consommation...

Il s'agit enfin de faire nôtre un lieu (« l'amphithéâtre ») en l'habitant pour un moment. Pendant quelque temps -l'espace d'un créneaux horaire ou d'un semestre- cette endroit séparé de sa fonction « normale » est ce que nous voulons qu'il soit. Reprenons petit a petit le contrôle de chaque parcelle de nos vie. Cette fois il s'agit d'un cinéma une prochaine fois il pourrait
s'agir d'une cantine, d'une assemblée, d'un concert, d'un dortoir …


Dans ce cadre :
Jeudi à 14h amphi C à Bron projection de "Il divo"

Lundi à 16h amphi C à Bron projection de  "La dialectique peut-elle casser des briques ?"
fiche technique.

Mercredi 21.10 12h amphi D projection de "Le Fils De L’Homme De L’Homme "

fiche technique

Mardi 03.11 12h amphi C projection de "On a voulut nous rendre con c'est raté"

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